Hommage
SALUT L'AMI !!!
Les souvenirs reviennent un peu comme ils veulent, alors… dans le désordre :
L'Antichambre, maison des jeunes de Woluwe-St-Lambert, dont tu as été l'animateur emblématique pendant tant d'années, marquant des générations de jeunes de ton empreinte, de ton éthique, de ta bienveillance... C'était en 87 ? En 88 ?
Le RWDM. Mes premiers matches au stade, avec une vraie fanfare dans les tribunes, fieu !!!
Mes premiers pas en mini-foot. Des tournois de fous qu'on a même réussi à gagner… une fois.
Les dimanches après-midi de billard interminables.
La mauvaise foi, élevée au rang d'art.
L'art du contrepied, presque comme une philosophie de vie.
Les coups de gueule, mémorables mais toujours sincères.
L'amour du débat, passionné, parfois provocateur, mais toujours vivant.
L'amour du peuple, dans le sens le plus noble du terme et donc des bistrots de quartier, avec des gens simples, mais vrais.
La zwanze bruxelloise, cet humour, cette autodérision.
Ce voyage au Costa Rica, décidé justement devant une bière, dans un bistrot sûrement douteux.
Le rhum Centenario, dont nous avons goûté tous les âges, ou presque !!! On a dû s'arrêter au 20 ans d'âge, non ?
Cette dégaine à la Mr Bean sur une plage de Montezuma, avec un chien littéralement accroché à tes fesses.
Ton humour, que je ne suis pas le seul à avoir trouvé douteux. Et pourtant, ou peut-être justement pour ça, je serais incapable de compter le nombre de fous rires que nous avons partagés.
Tu vois... Je te l'avais pourtant toujours dit : on ne commande jamais « un dernier ». Il y a des gens qui sont morts après. On commande « un pour la route ». Cette fois, tu ne m'as pas écouté.
C'est tout un pan de ma vie que tu m'arraches, que tu emmènes avec toi, sans prévenir. Je t'en veux pour ça.
Bonne route, l'ami.
richard van steenacker- 07-08-26
Hommage
Depuis 2019, Marc a été l’architecte de la création du Fonds de sécurité d’existence de la Commission paritaire 304.
Il en a été le seul gestionnaire. Mais réduire son rôle à cette seule fonction serait profondément injuste. Son engagement, son intelligence et son humanité ont largement dépassé ce que l’on pouvait attendre d’une personne à ce poste.
La richesse de son parcours professionnel l’avait naturellement préparé à cette mission. Grâce à sa maîtrise du dialogue social, il a accompagné le comité de gestion avec exigence et bienveillance. Il savait rassembler, faire dialoguer, questionner les évidences et construire des décisions concertées, justes et objectives.
Mais ce qui faisait de Marc une personne si précieuse, c’était avant tout son amour sincère du secteur de la culture. Sa curiosité insatiable pour les arts vivants, son regard de spectateur passionné et sa connaissance profonde des réalités du terrain faisaient de lui bien plus qu’un gestionnaire. Il connaissait les artistes, les techniciennes et techniciens, les travailleuses et travailleurs du secteur. Il les écoutait, les comprenait et les accompagnait avec une empathie rare. Il était présent dans leurs combats, attentif à leurs difficultés et profondément attaché à leur permettre de vivre de leur métier dans les meilleures conditions possibles.
Marc laisse derrière lui bien plus qu'une œuvre. Il laisse une manière de faire, une exigence, des valeurs et une profonde empreinte humaine.
Notre secteur, si singulier, aura beaucoup de mal à combler le vide qu’il laisse. Mais plus encore, c’est dans le cœur de celles et ceux qui l’ont connu, qui ont travaillé avec lui ou simplement croisé son chemin, que son absence se fera le plus douloureusement ressentir.
Merci, Marc, pour tout ce que tu as construit, pour tout ce que tu as donné, et pour l’humanité avec laquelle tu l’as fait. Nous ne t’oublierons pas.
gregory Bueken- 05-08-26